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Deux erreurs, un 2-1 qui a tenu

Deux erreurs, un 2-1 qui a tenu

José Mourinho a ouvert sa Ligue des champions par un succès étroit contre son ancien club, le 8 septembre. Madrid a surtout profité de deux erreurs avant la vingt-cinquième minute, puis a passé le reste de la soirée à défendre ce qu’il avait pris. Mbappé a ouvert le score à la 14e, Valverde a doublé neuf minutes plus tard, et Carlos Augusto a réduit l’écart à un quart d’heure de la fin. Le match n’avait pourtant rien d’un contrôle tranquille : l’Inter avait déjà trouvé des espaces et obligé Courtois à intervenir plusieurs fois.

Le 2-1 s’est retrouvé au milieu des résultats de la soirée, 1xBet abidjan compris, mais il disait peu de la physionomie. L’Inter avait davantage le ballon. Madrid a surtout transformé deux pertes adverses en buts, puis Courtois a tenu jusqu’au bout.

C’était la première soirée de Ligue des champions de ce second passage de Mourinho sur le banc, face à Cristian Chivu, qu’il avait déjà eu comme joueur lors du triplé de 2010. Madrid arrivait d’une défaite 1-0 contre le Betis. L’Inter sortait d’une remontée 3-2 contre Naples en championnat. Recommencer le même scénario ici demandait autre chose que du courage.

Ce que le 2-0 n’avait pas encore fermé

L’ouverture n’était pas venue d’un siège. Yann Bisseck a été pris avec le ballon près de sa surface. Brahim Díaz a récupéré et servi Mbappé, qui a fini de première intention à la 14e minute. Neuf minutes plus tard, Valverde a pressé haut Josep Martínez, lui a pris le ballon directement et a marqué dans le but vide.

Ces deux actions ont fait le score de la pause. Elles ne disent pas pourquoi le onze de Madrid avait cet air inhabituel, ni pourquoi Curtis Jones était déjà dans l’axe adverse.

Plusieurs choix d’effectif expliquaient aussi la configuration inhabituelle des deux équipes avant que le 2-0 ne se dessine.

  • Trent au milieu : Camavinga, Bernardo Silva et Güler étaient suspendus
  • Jones titulaire pour la première fois avec l’Inter
  • Dumfries face à d’anciens partenaires, cette fois dans le onze de Madrid
  • Stones et Akanji restés sur le banc au coup d’envoi, Dimarco et Spence absents

Ce onze-là n’a pas empêché Thuram de cadrer dès la troisième minute, ni Çalhanoğlu de forcer Courtois à boxer un coup franc, ni Lautaro de tester le gardien de loin. Il n’a pas non plus empêché, après le 2-0, la barre de Jones et le poteau de Brahim dans le temps additionnel, entre deux parades de Martínez sur Mbappé puis Bellingham. Rien de tout cela n’a bougé le score avant la pause.

Courtois jusqu’au bout, Martínez trop tard

Dès le retour, un dégagement long de Trent a lancé Mbappé contre Andy Diouf. Martínez est sorti. Brahim a ensuite passé Bastoni et Jones avant de centrer au second poteau : Bellingham attendait, le gardien aussi.

De l’autre côté, Courtois a plongé sur Bastoni depuis l’entrée de la surface. Il avait déjà repoussé Jones après la pause. Thuram, tout près, a envoyé au-dessus. Valverde a encore récupéré, Brahim a posé le ballon au point de penalty, puis Mbappé a cadré du gauche. Les jambes de Martínez ont cette fois fermé le chemin.

Bellingham a encore volé un ballon et Brahim a tiré à quelques centimètres. Puis Lautaro a envoyé un centre bas depuis la droite et Carlos Augusto a repris à six mètres, à un quart d’heure de la fin. Le 2-1 était là. L’égalisation, non.

Dans les dernières minutes, le 2-1 restait affiché sur les suivis mobiles, tandis que la possibilité de télécharger l’application mobile figurait parmi les autres fonctions disponibles et que l’Inter cherchait encore l’égalisation. Sur le terrain, il ne manquait qu’un but. Il n’est jamais venu.

Les chiffres finaux montrent surtout l’écart entre la maîtrise du ballon, le volume de tirs et le travail demandé aux deux gardiens.

RepèreMadridInter
Possession35,6 %, le plus bas à domicile en phase de ligue depuis que le chiffre est tenule ballon, sans le 2-0 de la pause
Tirs et xG16 tirs, 2,9121 tirs, 1,78, le plus haut total d’un visiteur contre Madrid dans cette phase depuis 2004
ArrêtsCourtois, 7, pour sa 100e soirée dans la compétitionMartínez, 6, une fois le 2-0 déjà encaissé

Mkhitaryan, entré tard à la place d’Augusto, a encore cadré une tentative déviée. Courtois a renvoyé. L’Inter n’a pas trouvé le deuxième.

Deux erreurs ont suffi

Chivu a dit après coup qu’il n’était pas en colère, qu’il était fier d’avoir porté le jeu et qu’Augusto tenait à peine debout. Il a aussi rappelé le lien qui le rattache encore à Mourinho après ce qu’ils avaient vécu ensemble à l’Inter.

Pour Madrid, le résultat tient surtout à l’efficacité des premières vingt-trois minutes et au travail de Courtois ensuite. Le but de Mbappé portait son total à 71 en Ligue des champions, à égalité avec Raúl. Le 2-1 prolongeait aussi une série de 44 matches européens à domicile avec au moins un but, ainsi qu’une série de cinq succès de suite contre l’Inter.

Le troisième but n’est jamais venu. Madrid n’en a pas eu besoin. L’Inter a eu davantage le ballon, davantage de tirs, et encore plusieurs situations après le but d’Augusto. Les deux erreurs du premier acte avaient déjà décidé du reste : deux cadeaux transformés, puis Courtois pour garder ce qui avait été pris.

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