Catherine Muller, Professeur à l’Université Paul Sabatier et Chef d’équipe « Microenvironnement, Cancer et Adipocytes » et Responsable du Département « Biologie du cancer » à l'Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale (IPBS) & Landry BLANC, Chargé de Recherche CNRS à l’IPBS

Porteur du projet :Catherine Muller, Professeur à l’Université Paul Sabatier et Chef d’équipe « Microenvironnement, Cancer et Adipocytes » et Responsable du Département « Biologie du cancer » à l'Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale (IPBS) & Landry BLANC, Chargé de Recherche CNRS à l’IPBS

Thème de recherche :Lutte contre le cancer du sein

Descriptif du projet :

L’ambition principale de ce projet est d’analyser le dialogue métabolique entre les adipocytes et les cellules cancéreuses du sein. Il est ici particulièrement pertinent de décrypter les mécanismes d’agressivité tumorale au niveau du front invasif : cancer/adipocytes mammaires. Le projet bénéficiera de la coopération de chirurgiens et pathologistes de l’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse, avec les chercheurs de l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale, et de la plateforme de métabolomique et de chimie analytique de Toulouse (METATOUL-AXIOM). La synergie issue de ce partenariat sera un atout pour répondre aux questions de ce projet.

Une stratégie d’imagerie multimodale innovante pour caractériser in situ le métabolisme des cellules tumorales sera mise en place afin de répondre à une question biologique forte : l’étude du dialogue métabolique entre adipocytes et cellules tumorales mammaires.

Au sein du microenvironnement tumoral du cancer du sein, un des mécanismes émergents contribuant à l’agressivité tumorale est la mise en place, au niveau du front invasif, d’un dialogue métabolique qui pourrait être amplifié en condition d’obésité. Pour rappel, l’obésité est un facteur de mauvais pronostic dans le cancer du sein, indépendamment du statut ménopausique.

L’imagerie multimodale permettra de coupler la microscopie par spectrométrie de masse (une technologie de chimie analytique de pointe) à l’immunofluorescence, ce qui permettra de relier la cartographie moléculaire du microenvironnement tumoral aux différents sous-types cellulaires et ainsi d’étudier in situ la nature des échanges lipidiques.